Aimez vous bordel !
Par Réda le mercredi 14 mai 2008, 00:40 - Lien permanent
Bonsoir. Même si je n'ai pas eu le temps de poster depuis un certain temps, je
ne perds pas l'habitude de le faire quand les gens pioncent.
Je ne vais pas vous raconter ma vie en détail, mes balades, mes crampons, ma famille, mon amour. Enfin je pourrais, mais je ne suis pas taillé pour le documentaire sociologique (sociopathologique ?) lambda. En ce moment je me porte pas trop mal, des fois la suractivité rend la tête bien lourde, mais au moins on se sent vivant.
Des fois je suis étonné de mes rapports avec certaines personnes. Notamment la famille proche en fait. Parce que les autres, les moins proches, ils déraillent vraiment du ciboulot, je suis témoin de dramas inimaginables partis de conneries aussi peu imaginables, y a vraiment des baffes qui se perdent. Mais la famille proche pose bien moins de problème. Pourtant certains d'entre vous savent que je me prends bien la tête des fois avec ma famille proche, imaginez donc la grosse merde que c'est les oncles et autres cousins.
Ce soir j'ai pris le temps de papoter un peu avec mes soeurs. C'est parti d'un rien comme d'habitude, et ça papote. Et ce qui m'étonne un peu, et qui me fait plaisir aussi, c'est d'avoir une conversation aussi fluide et plaisante avec des gens dont la plupart des opinions diffèrent des miennes. Mes soeurs et moi on ne vit pas vraiment sur la même planète, on ne fait pas grand chose pareil, que ce soit sur le plan social, religieux, familial, ou professionnel. Mais voilà, on discute super bien. Ces moments là sont rares, en fait il suffirait juste que je prenne plus souvent la peine d'aller squatter chez elles. C'est différent des potes. Avec les potes, c'est souvent un (ou plusieurs) sujet d'intérêt commun qui nous lie. Avec mes soeurs, c'est beaucoup moins "cérébral", c'est très spontané. Je suis naturellement embarqué dans leurs délires, je réagis avec une aisance peu commune avec elles, alors qu'au final on ne parle pas de grand chose. J'apprécie ces moments là.
Bref, avec toutes les histoires de famille récentes qu'on s'est raconté, pas évident de vous écrire un truc jouasse. Des oncles et tantes qui s'arnaquent entre eux, qui négligent et abusent des séniors, des "je t'en veux alors la Terre entière doit t'en vouloir", des "si t'es pas avec moi t'es contre moi", des "je te rembourserai et si possible après ta mort", des cons. Je ne suis pas du genre à dire "mort aux cons", vous savez ces exclamations dénuées de toute diplomatie qui laisse une faible marge de manoeuvre au dialogue et au pardon, ces élans de sincérité façon crampons dans la gueule sans même un "bonjour" ou autre amorce progressive de communication, ces pulsions purgatrices visant à l'assainissement de notre bel arbre généalogique bardé de héros tel que les grands oncles venus dépouiller l'héritage de ma grand-mère, de ma mère et de ma tante à la mort de mon grand-père, qui a dû se retourner dans sa tombe tellement de fois que même Wonderwoman en aurait la gerbe. Non, je ne suis pas de ceux là. Mais je ne serais pas mécontent de distribuer de la taloche estivale, car pas mieux ils ne valent.
Mais bon, inutile de garder ce ton énervé pour ce post, à la base je ne suis pas là pour vomir mon admiration face à une telle solidarité. On aura beau dire "les gens là bas sont super accueillants ils m'ont même offert le thé", ben les gens c'est les mêmes qu'ailleurs, à se tirer dans les pattes pour leur intérêt personnel. Old news me direz vous, ça fait quelques milliers d'années qu'on a constaté ça, et ça fait aussi longtemps que la notion d'hypocrisie bat son plein. Oui, ils sont plein d'hypocrites à s'en battre des autres. Qu'ils se démerdent alors, moi je ne suis pas là pour passer la pommade à des gens intègres comme banquiers américains. Je me limite au strict nécessaire, je n'éparpillerai pas mes efforts à tout va, ça se limitera à ma femme, mes enfants, mon père, mes frères et soeurs, mes grand-mères, mes meilleurs potes, ma connexion internet, mon ballon de rugby, mon double CD du Live in Midgard de Therion et mes volumes cartonnés et colorisés d'Akira. Je ne fais pas de chichi.
Bon, en fait, je n'arriverai pas à mettre de la gaieté dans mon texte ce soir. Quoiqu'il en soit, j'essayerai de réécrire plus régulièrement, parce que j'aime ça et parce qu'il y en a que ça intéresse. See you~
Mommy's alright, Daddy's alright, they just seem a little weird.
Surrender, surrender, but don't give yourself away, ay, ay, ay.
Cheap Trick ~ Surrender
Je ne vais pas vous raconter ma vie en détail, mes balades, mes crampons, ma famille, mon amour. Enfin je pourrais, mais je ne suis pas taillé pour le documentaire sociologique (sociopathologique ?) lambda. En ce moment je me porte pas trop mal, des fois la suractivité rend la tête bien lourde, mais au moins on se sent vivant.
Des fois je suis étonné de mes rapports avec certaines personnes. Notamment la famille proche en fait. Parce que les autres, les moins proches, ils déraillent vraiment du ciboulot, je suis témoin de dramas inimaginables partis de conneries aussi peu imaginables, y a vraiment des baffes qui se perdent. Mais la famille proche pose bien moins de problème. Pourtant certains d'entre vous savent que je me prends bien la tête des fois avec ma famille proche, imaginez donc la grosse merde que c'est les oncles et autres cousins.
Ce soir j'ai pris le temps de papoter un peu avec mes soeurs. C'est parti d'un rien comme d'habitude, et ça papote. Et ce qui m'étonne un peu, et qui me fait plaisir aussi, c'est d'avoir une conversation aussi fluide et plaisante avec des gens dont la plupart des opinions diffèrent des miennes. Mes soeurs et moi on ne vit pas vraiment sur la même planète, on ne fait pas grand chose pareil, que ce soit sur le plan social, religieux, familial, ou professionnel. Mais voilà, on discute super bien. Ces moments là sont rares, en fait il suffirait juste que je prenne plus souvent la peine d'aller squatter chez elles. C'est différent des potes. Avec les potes, c'est souvent un (ou plusieurs) sujet d'intérêt commun qui nous lie. Avec mes soeurs, c'est beaucoup moins "cérébral", c'est très spontané. Je suis naturellement embarqué dans leurs délires, je réagis avec une aisance peu commune avec elles, alors qu'au final on ne parle pas de grand chose. J'apprécie ces moments là.
Bref, avec toutes les histoires de famille récentes qu'on s'est raconté, pas évident de vous écrire un truc jouasse. Des oncles et tantes qui s'arnaquent entre eux, qui négligent et abusent des séniors, des "je t'en veux alors la Terre entière doit t'en vouloir", des "si t'es pas avec moi t'es contre moi", des "je te rembourserai et si possible après ta mort", des cons. Je ne suis pas du genre à dire "mort aux cons", vous savez ces exclamations dénuées de toute diplomatie qui laisse une faible marge de manoeuvre au dialogue et au pardon, ces élans de sincérité façon crampons dans la gueule sans même un "bonjour" ou autre amorce progressive de communication, ces pulsions purgatrices visant à l'assainissement de notre bel arbre généalogique bardé de héros tel que les grands oncles venus dépouiller l'héritage de ma grand-mère, de ma mère et de ma tante à la mort de mon grand-père, qui a dû se retourner dans sa tombe tellement de fois que même Wonderwoman en aurait la gerbe. Non, je ne suis pas de ceux là. Mais je ne serais pas mécontent de distribuer de la taloche estivale, car pas mieux ils ne valent.
Mais bon, inutile de garder ce ton énervé pour ce post, à la base je ne suis pas là pour vomir mon admiration face à une telle solidarité. On aura beau dire "les gens là bas sont super accueillants ils m'ont même offert le thé", ben les gens c'est les mêmes qu'ailleurs, à se tirer dans les pattes pour leur intérêt personnel. Old news me direz vous, ça fait quelques milliers d'années qu'on a constaté ça, et ça fait aussi longtemps que la notion d'hypocrisie bat son plein. Oui, ils sont plein d'hypocrites à s'en battre des autres. Qu'ils se démerdent alors, moi je ne suis pas là pour passer la pommade à des gens intègres comme banquiers américains. Je me limite au strict nécessaire, je n'éparpillerai pas mes efforts à tout va, ça se limitera à ma femme, mes enfants, mon père, mes frères et soeurs, mes grand-mères, mes meilleurs potes, ma connexion internet, mon ballon de rugby, mon double CD du Live in Midgard de Therion et mes volumes cartonnés et colorisés d'Akira. Je ne fais pas de chichi.
Bon, en fait, je n'arriverai pas à mettre de la gaieté dans mon texte ce soir. Quoiqu'il en soit, j'essayerai de réécrire plus régulièrement, parce que j'aime ça et parce qu'il y en a que ça intéresse. See you~
Mommy's alright, Daddy's alright, they just seem a little weird.
Surrender, surrender, but don't give yourself away, ay, ay, ay.
Cheap Trick ~ Surrender
Commentaires
Tu vois, ça te donne une certaine fraîcheur de poster moins souvent. Ca se lit très facilement et il y a de jolies tournures, merci pour ce billet. Bon là c'est ptete pas assez souvent, mais avant je crois que tu te lassais à trop écrire, tous les jours, comme si tu te forçais...
Bon j'aurai préféré qqch de plus joyeux, mais bon, c'est la vie. ;)
Les histoires de famille, tu n'en sortiras pas, sauf si comme tu vis loin d'eux et/ou si tu coupes les pont avec certains.
Je n'hésiterai pas à couper les ponts avec ceux qui m'insupportent, même s'ils m'ont offert une glace quand j'avais 6 ans.
Je ne me forçais pas auparavant, mais d'un autre côté ça apporte parfois un plus de faire autre chose de temps en temps. :)
Puis de la joie y en aura toujours, c'est au jour le jour, j'évite juste de me forcer à sourire quand j'en ai pas envie. ;)
Réda :)
Je suis stupéfiée de voir à quel point je suis d'accord avec tout ce que tu dis sur tout. Je ne développerai pas, mais ton post de ce jour là m'a vraiment beaucoup touchée.
Je t'encourage et je suis devenue, depuis que j'ai connaissance de ton blog, une fidèle. Merci pour tout cela.
Je t'embrasse et à bientôt