Division par zéro

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mercredi 14 mai 2008

Aimez vous bordel !

Bonsoir. Même si je n'ai pas eu le temps de poster depuis un certain temps, je ne perds pas l'habitude de le faire quand les gens pioncent.

Je ne vais pas vous raconter ma vie en détail, mes balades, mes crampons, ma famille, mon amour. Enfin je pourrais, mais je ne suis pas taillé pour le documentaire sociologique (sociopathologique ?) lambda. En ce moment je me porte pas trop mal, des fois la suractivité rend la tête bien lourde, mais au moins on se sent vivant.

Des fois je suis étonné de mes rapports avec certaines personnes. Notamment la famille proche en fait. Parce que les autres, les moins proches, ils déraillent vraiment du ciboulot, je suis témoin de dramas inimaginables partis de conneries aussi peu imaginables, y a vraiment des baffes qui se perdent. Mais la famille proche pose bien moins de problème. Pourtant certains d'entre vous savent que je me prends bien la tête des fois avec ma famille proche, imaginez donc la grosse merde que c'est les oncles et autres cousins.

Ce soir j'ai pris le temps de papoter un peu avec mes soeurs. C'est parti d'un rien comme d'habitude, et ça papote. Et ce qui m'étonne un peu, et qui me fait plaisir aussi, c'est d'avoir une conversation aussi fluide et plaisante avec des gens dont la plupart des opinions diffèrent des miennes. Mes soeurs et moi on ne vit pas vraiment sur la même planète, on ne fait pas grand chose pareil, que ce soit sur le plan social, religieux, familial, ou professionnel. Mais voilà, on discute super bien. Ces moments là sont rares, en fait il suffirait juste que je prenne plus souvent la peine d'aller squatter chez elles. C'est différent des potes. Avec les potes, c'est souvent un (ou plusieurs) sujet d'intérêt commun qui nous lie. Avec mes soeurs, c'est beaucoup moins "cérébral", c'est très spontané. Je suis naturellement embarqué dans leurs délires, je réagis avec une aisance peu commune avec elles, alors qu'au final on ne parle pas de grand chose. J'apprécie ces moments là.

Bref, avec toutes les histoires de famille récentes qu'on s'est raconté, pas évident de vous écrire un truc jouasse. Des oncles et tantes qui s'arnaquent entre eux, qui négligent et abusent des séniors, des "je t'en veux alors la Terre entière doit t'en vouloir", des "si t'es pas avec moi t'es contre moi", des "je te rembourserai et si possible après ta mort", des cons. Je ne suis pas du genre à dire "mort aux cons", vous savez ces exclamations dénuées de toute diplomatie qui laisse une faible marge de manoeuvre au dialogue et au pardon, ces élans de sincérité façon crampons dans la gueule sans même un "bonjour" ou autre amorce progressive de communication, ces pulsions purgatrices visant à l'assainissement de notre bel arbre généalogique bardé de héros tel que les grands oncles venus dépouiller l'héritage de ma grand-mère, de ma mère et de ma tante à la mort de mon grand-père, qui a dû se retourner dans sa tombe tellement de fois que même Wonderwoman en aurait la gerbe. Non, je ne suis pas de ceux là. Mais je ne serais pas mécontent de distribuer de la taloche estivale, car pas mieux ils ne valent.

Mais bon, inutile de garder ce ton énervé pour ce post, à la base je ne suis pas là pour vomir mon admiration face à une telle solidarité. On aura beau dire "les gens là bas sont super accueillants ils m'ont même offert le thé", ben les gens c'est les mêmes qu'ailleurs, à se tirer dans les pattes pour leur intérêt personnel. Old news me direz vous, ça fait quelques milliers d'années qu'on a constaté ça, et ça fait aussi longtemps que la notion d'hypocrisie bat son plein. Oui, ils sont plein d'hypocrites à s'en battre des autres. Qu'ils se démerdent alors, moi je ne suis pas là pour passer la pommade à des gens intègres comme banquiers américains. Je me limite au strict nécessaire, je n'éparpillerai pas mes efforts à tout va, ça se limitera à ma femme, mes enfants, mon père, mes frères et soeurs, mes grand-mères, mes meilleurs potes, ma connexion internet, mon ballon de rugby, mon double CD du Live in Midgard de Therion et mes volumes cartonnés et colorisés d'Akira. Je ne fais pas de chichi.

Bon, en fait, je n'arriverai pas à mettre de la gaieté dans mon texte ce soir. Quoiqu'il en soit, j'essayerai de réécrire plus régulièrement, parce que j'aime ça et parce qu'il y en a que ça intéresse. See you~


Mommy's alright, Daddy's alright, they just seem a little weird.
Surrender, surrender, but don't give yourself away, ay, ay, ay.

Cheap Trick ~ Surrender

samedi 26 avril 2008

+

5h31.

Susumu Hirasawa ~ Tobirajima

La vie reste une succession d'imprévus .

La vie reste une succession de surprises.

La vie, on aura beau faire, on aura pas ce qu'on veut, et on va devoir batailler face au maitre mot qu'est autrui.

La vie, c'est parfois bien crappy.

jeudi 24 avril 2008

HHHRRREEEIIIDDDMMMAAARRR

Me revoilà chez moi. Et ça n'arrive pas tous les jours depuis quelques temps. Ce qui n'est pas un mal.

...

J'attends un peu avant d'écrire, là j'écoute de la musique et je suis trop focalisé sur elle.

Voilà, elle se termine. Ça fait donc trois ou quatre semaines que je n'ai pas posté, et oui, il s'est quand même passé des choses entre temps. Mais moi, je ne suis pas du genre à stocker tout ça dans un coin de ma tête et tout déballer en temps voulu. C'est pour ça que j'aimais écrire au jour le jour, autrement y a pleins de trucs qui passent à la trappe.

Ces temps-ci je suis partagé entre la sensation de continuer d'avancer sur certains points et celle de bien galérer ailleurs. Donc au final ma vie est plutôt mouvementée, je ne me souviens plus du moment où je me suis ennuyé pour la dernière fois. Est-ce vraiment une bonne chose ? Je pense pas, parce que des fois j'ai envie de me poser et de ne rien faire. Sinon je sens que ça va éclater. Faut que je décompresse. Mais c'est pas pour tout de suite, car je viens de rentrer à Lyon, mais j'ai plein de potes qui vont débarquer aussi, à partir de demain jusque dans deux semaines environ. Mais bon. Je suis un coriace. Et c'est pas comme si ça m'emmerdait de les voir franchement, je vais passer de bons moments avec eux, il faudra juste que je fasse attention à ma consommation (je parle sur le plan financier hein, bande de mauvaises langues).

Tout le monde se plaint de ne pas avoir le temps, mais si on leur donnait des journées de cinquante heures, ça serait toujours pas suffisant, vu qu'ils se rajouteraient des activités, grâce au temps gagné. Tout le monde se plaint de ne pas vivre assez longtemps, mais si on leur donnait des vies de 300 ans, ça serait toujours pas suffisant, etc. On fait quoi alors ? Ben on se démerde avec ce qu'on a. Celui qui dira, sur son lit de mort, qu'il a eu une vie bien remplie, est bien peu ambitieux. Et l'ambition, c'est bien. Alors vous me direz "oui l'ambition, toussa, les méchants dans les films". Ben non. Être ambitieux c'est pas forcément avoir les canines qui grattent le sol quand on marche, c'est pas forcément avoir les yeux rouges quand on entends le générique de Candy, et c'est encore moins avoir un vieux rictus pervers quand Total gagne deux points et demi à la Bourse d'Helsinki.

"L'ambition individuelle est une passion enfantine."
Charles de Gaulle

L'ami Charles n'a pas tort, et il est bien connu que l'ambition n'est pas la vertu la plus acclamée de tout temps. Mais moi, je reconnais avoir un peu de ça en moi. Et c'est aussi un reste de quand j'étais gamin. Je ne crois pas qu'on puisse être ambitieux si on n'est pas un minimum rêveur. Après, je ne m'en inquiète pas plus que ça, car ça reste mesuré chez moi. Ça ne m'aveuglera jamais au point de négliger des choses importantes. Des fois ça a des effets positifs, car c'est en grande partie l'envie de réussir qui m'a sorti de ma dépression. Alors l'envie de réussir c'est bien beau, mais c'est quoi ? Moi je sais pas trop pour l'instant, mais je sais que ça va en s'éclaircissant. Ce qui m'a importé sur le moment, c'est la volonté de devenir quelqu'un. Et devenir quelqu'un c'est pas être sous-directeur régional de Mac Donald Aquitaine. C'est plutôt se dire qu'on saura se donner les moyens d'atteindre nos buts dans la vie et de rester fidèle à ses convictions. Etc.

Mais au cinéma, l'ambition c'est pas tout à fait ça. Un être ambitieux au cinéma doit réunir certains critères indispensables à son identification :
- l'ambitieux doit avoir un nez crochu, en accord avec ses méthodes
- l'ambitieux porte forcément les costumes les plus chers et souvent pas les plus beaux
- quand l'ambitieux parle, il y met autant d'émotion qu'un contrôleur de la SNCF
- l'ambitieux perd ses cheveux dès l'âge de 14 ans
- l'ambitieux a un regard qui semble dire "toi je ne t'aime pas", même quand il lit un prospectus sur les vins bordelais
- l'ambitieux a toujours un sous-fifre, qui sert généralement à se faire taper sur la gueule quand monsieur est contrarié par des lacets qui viennent de se défaire par exemple
- ce sous-fifre doit être aussi con que possible, pour faire toutes les gaffes imaginables qui vont compromettre l'ambitieux
- l'ambitieux a forcément une femme en vue, forcément la plus belle de la ville, genre la chanteuse du bouiboui du coin, et c'est forcément la copine du héros, qui sera donc peu réceptif à toute tentative de négociation
- l'ambitieux cause sa perte en s'en prenant au héros justement, parce que la famille Smith n'a pas envie de voir le jeunot au brillant sourire se faire décoiffer au cinéma
- l'ambitieux a les dents assorties à la tenue d'Indiana Jones
- l'ambitieux possède bien évidemment une grande fortune et s'apprête à mettre de pauvres citoyens modèles à la rue pour raser leurs bicoques et construire un casino à la place, manque de pot y a le brave oncle du héros dans le lot
- l'ambitieux a parfois une mère, la plus grincheuse qui soit, la vieille bique en somme, aigrie depuis que son mari est parti avec la serveuse du Nibar Bar y a vingt ans
- l'ambitieux n'a pas d'ami, il n'a que des pantins qu'il tient grâce au chantage
- l'ambitieux est bossu, et même Notre Dame ne peut rien pour lui
- l'ambitieux ne veux pas d'enfant, il n'aime pas les enfants, il préfère les chiens peu aimables qu'il nourrit avec de la créatine
- l'ambitieux veut toujours passer pour le bienfaiteur du patelin, mais le héros n'est jamais dupe et va profiter de son incroyable moule hollywoodienne pour faire des choses qu'on ne verra jamais se produire chez Halliburton ou Coca Cola
- l'ambitieux n'aime pas la salade, il ne mange que de la viande, saignante de préférence
- l'ambitieux est croyant, mais comme il se prend pour Dieu il croit en son tout puissant égo

Si vous avez, dans votre entourage, quelqu'un qui correspond à ce descriptif, Disney vous dira qu'il a de l'ambition. Et Nike vous demandera son CV.


We are ghosts on a shadow dancefloor
We are so dead like you and like your god

Tamtrum ~ In A Little Skull Box (feat. Rose Hreidmarr)

mardi 8 avril 2008

Back in business

Me voici rentré à Lyon.

Il s'est passé pas mal de choses ces deux dernières semaines, mais je me vois quand même mal vous raconter ça genre "jeudi midi j'ai mangé une pomme". J'ai quand même vu plein de monde, j'ai beaucoup marché dans Paris, j'ai parfois bien picolé aussi, je me suis rappelé à quel point la vie est chère là bas, que l'ambiance d'un métro parisien est digne du plus pathétique des funérariums, qu'on doit demander un emprunt à sa banque pour pouvoir se payer une binouze, que quand on dit "ouais j'arrive" ça signifie "à dans trois heures", que les stations de métro sont aussi simples à comprendre qu'un labyrinthe écossais, qu'on peut entendre au moins sept langues différentes quand on croise des passants entre le Louvre et la Concorde, et tout et tout. Mon crochet par la Roche sur Yon a été ensoleillé et enbinouzé si je puis dire, c'était donc tout autant de la balle. Et vive les karaoke jusqu'à sept heures du matin.

Et me voilà rentré chez moi, avec les prises de tête classiques et l'envie de me tirer aussitôt arrivé. Pas grave. Ce qui m'étonne un peu plus, c'est le fait de trouver des produits de beauté et autres protèges-slip à côté de mon PC. Je crois que j'ai même pas envie de demander à mes soeurs pourquoi c'est là.

J'ai des trucs à faire aujourd'hui, mais comme il pleut dehors je sens que j'ai moins de choses à faire finalement. Je comprends mal pourquoi certains aiment marcher sous la pluie. Comme l'autre là qui s'amuse à danser sous la flotte en chantant. La pluie, c'est froid, ça mouille, y en a plein les lunettes, pour peu qu'on l'ait pas prévu on se retrouver à essorer les chaussettes. Mais Gene Kelly a l'air de kiffer ça, le chant sous la pluie. Pourtant, même les indiens s'arrêtaient de danser quand il commençait à pleuvoir, comme quoi l'Evolution ne fait pas toujours ça bien. Quand j'y pense, ces mecs croyaient qu'il allait pleuvoir grâce à leurs gesticulations frénétiques dignes du plus "inspiré" des krumpers. C'est beau la naïveté. Et si j'allais Place Bellecour pour danser la polka pendant trois jours et trois nuits en espérant que Total fasse faillite grâce à mon divin message au Conseil Supérieur du Hasard ? Au moins si j'y arrive je pourrai passer chez Ruquier. Woot. A mon avis, la réponse du Conseil Supérieur du Hasard sera plutôt de la grêle dans la gueule couplée à une tornade de honte. Quand je m'imagine dansant sous la pluie, il y a comment un sentiment de solitude qui s'empare de moi, et dans ma tête je ne peux qu'admettre que la caméra n'est pas là pour moi. En fait, on a inventé la pluie pour m'emmerder. Genre je sors du pub et "zut j'ai loupé le dernier bus... tiens, il commence à flotter". S'il y a bien deux choses qui m'emmerdent, c'est la bêtise de certaines personnes et le hasard. Autant je peux éviter les gens, autant si je veux éviter la pluie va falloir que je négocie ça super bien. Comme on dit souvent, "après le beau temps vient la pluie". Ou la grêle. Ou les huissiers.

Bon, ben séjour à Paname ou pas, ma tendance à choisir des sujets plus passionnants les uns que les autres n'a pas changé. Enfin c'est pas comme s'il fallait parler de choix. Le choix, ça reste un truc qui fait bien en société pour ne pas dire qu'on a pris ce qui vient.

samedi 29 mars 2008

Powered by madame Irma

C'est presque désespérant de constater que mes intuitions se vérifient toujours.

Toujours.


Bientôt la suite de mes aventures au pays de la grisaille et des tarifs abusés !

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