Division par zéro

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tout fout l'camp

Du grand n'importe quoi.

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 27 février 2008

11/11/1950 ~ 26/02/2006

Tu me manques...

mardi 26 février 2008

People sux

Les gens sont vraiment cons.

Quand j'ai réussi à me renforcer mentalement, à construire une certaine confiance en soi, que je tombe sur quelqu'un de timide et que j'essaye de le conseiller, il considère que comme j'ai (relativement) confiance en moi, je ne peux pas le comprendre parce qu'il conclut automatiquement que je n'ai jamais été dans son cas, par conséquent mes conseils c'est de la merde.

Quand je dis que j'aime un certain style de musique, mon interlocuteur conclut automatiquement que je n'écoute que ce style, par conséquent inutile selon lui de s'intéresser plus que ça à mes goûts, et par extension à moi.

Quand je dévoile une facette de ma personnalité, la personne en face de moi conclut automatiquement que cette facette correspond à toute personnalité, devenant ainsi soit un no-life qui passe sa vie devant son écran, selon ceux à qui j'ai dit un jour que j'aimais les jeux vidéos, soit un gros fêtard alcoolique et pervers, selon ceux à qui j'ai dit un jour que je sortais souvent, soit asocial, selon ceux qui ne font pas les mêmes soirées que moi, soit un mec trop gentil, selon ceux à qui j'ai dit un jour que j'avais globalement foi en l'Homme, soit un connard, selon ceux qui n'acceptent pas que je ne sois pas d'accord avec eux, soit un mec qui ne pense qu'à lui, selon ma famille, soit un mec qui devrait plus penser à lui, selon certaines connaissances, soit un mec qui sort trop, selon mon père quand je fais deux soirées de suite, soit un mec qui ne sort jamais, selon ce même père quand je passe deux journées de suite à la maison, et ainsi de suite.

Quand il y a un sujet sur lequel j'ai pas mal réfléchi, sur lequel j'ai pas mal débattu avec des gens posés, je finis par en tirer quelques conclusions qui deviennent relativement évidentes pour moi, et quand j'énonce ce point de vue, de façon naturelle, lors d'une discussion avec une rencontre récente, cette personne considère que la rapidité de ma réponse montre qu'il s'agit d'un préjugé.

Quand je suis pris par l'angoisse ou la tristesse pendant un certain temps et que je dois faire pas mal d'efforts pour supporter et gérer le problème, il y a toujours quelqu'un pour venir me reprocher de ne pas avoir pris de ses nouvelles dans le même temps.

Quand je fais un reproche sur un détail à quelqu'un, il arrive que ce soit pris pour une attaque envers son être dans sa totalité, de la façon la plus absolue qui soit.

Les préjugés m'exaspèrent. Je sais bien que je serai toute ma vie confronté à ça, alors pourquoi attendre plus pour gueuler justement. Ça ne changera pas la face du monde, mais ça soulage. Me seule résolution 2008 n'est-elle pas de prendre plus soin de moi ?

Ma double éducation me met parfois dans des situations gênantes. Je suis fils d'immigrés marocains, à la maison j'étais élevé comme un marocain, dehors je vivais comme un français. L'écart entre la vie familiale et la vie sociale était net, on peut même dire que ça a été 50-50 durant mon enfance et mon adolescence. Du coup, je me suis retrouvé le cul entre deux chaises, car entre ces deux éducations, il existe plusieurs points absolument pas compatibles entre eux. Suis je marocain ? Non, car je me suis écarté de l'Islam pour suivre ma propre spiritualité, car je me suis un jour rendu compte que je ne pensais pas de la même manière que le reste de ma famille. Suis je français ? Dans une certaine mesure, mais des événements encore récents m'ont montré qu'il existe des aspects de ma personnalité qui sont en nette contradiction avec ceux de mes fréquentations. Ce problème m'a longtemps pesé. La seule voie qui me parait possible d'emprunter est celle qui me pousse à renforcer mon individualité. Pour beaucoup, se sentir appartenir à ses origines est quelque chose de très rassurant. Grandir au sein d'une communauté, qu'on peut tantôt appeler famille, village ou nation, donne des principes qu'on a l'impression d'avoir toujours eu, qu'on trouve parfaitement légitime puisqu'elles sont issues d'une communauté qui nous engendre. Et moi, on m'a bombardé de principes dans tous les sens, certains de ces principes ont commencé à se bastonner dans ma tête et dans mon coeur, car leur fusion aurait donné des absurdités telles que aime les gens mais ne les fréquente pas. Par conséquent, je n'ai jamais eu la rassurante sensation d'avoir un lieu que je puisse réellement considérer comme chez moi, ni celle d'avoir une communauté qui se rapproche de ce que je suis devenu. Je suis un marginal.

Chacun fait ses choix, et j'ai vite vu que je ne faisais pas les mêmes que d'autres. Mes frères et soeurs, mes cousins, les amis de la famille, ils choisissent tous de finalement faire passer leur origine avant tout, et limitent ainsi leur vie sociale à ceux qui avec qui ils partagent cela. Moi, pendant mon adolescence, il y a eu des principes et des actes que j'ai trouvé complètement cons au sein de ma famille, mais je n'avais pas le droit de le dire, ça aurait fait scandale. Au début je suivais bêtement malgré tout. Puis à un moment donné, j'ai senti que pas grand chose ne me donnait envie adhérer à la religion, si ce n'est pour rentrer dans le moule. Je comprenais que des gens en aient besoin, j'ai affaire à ça tous les jours, mais il m'était devenu insupportable de suivre, tel un mouton macédonien, toute une façon de vivre qui ne me correspondait pas. C'est ainsi que j'ai pris moralement mes distance avec ma famille, et je ne doute pas qu'un jour je doive totalement m'en séparer, quitte à ce que ça me fende le coeur, parce que je sais qu'ils ne seront jamais tolérants à ce sujet.

Je me perds certes dans des explications dont vous n'avez pas grand chose à foutre, mais là où je veux en venir, c'est que le fait que je m'intéresse à beaucoup de choses différentes, à beaucoup de gens différents, que je ne rejette pas les goûts des autres sous prétexte que je ne les partage pas et que je sois très peu focalisé sur les apparences, ça ne tombe pas du ciel. Perdu entre deux cultures, j'ai été obligé de me stabiliser tout seul, d'accepter ma différence, d'affirmer des principes au risque de me marginaliser. C'est un chemin assez tortueux, mais je suis convaincu de faire le bon choix, je pense sincèrement que c'est ainsi que la vie vaut la peine d'être vécue. Face à ça, je tombe sur une ribambelle de gens qui manifestement ne sont pas dérangés par leurs oeillères. C'est leur vie, ils font ce qu'ils veulent. Mais quand un conflit nait à cause de ça, je ne vais pas pour autant fermer ma gueule. Les gens qui savent aller au delà des apparences, il y en a et j'en suis heureux. Avec les autres, je les prends tels qu'ils sont, car je n'ai pas besoin d'être intime avec quelqu'un pour le fréquenter.

Il faut considérer ce post comme un pur coup de gueule. Je n'ai pas la prétention de vouloir changer la face du monde, ni de donner des cours de sociabilité. Il s'agit, comme tous mes autres posts, d'une réaction à chaud, qui a pour but de faire part de mes états d'âme à mes courageux lecteurs parce que s'ils me lisent c'est qu'ils portent un minimum d'estime pour moi. En tout cas désolé pour ma mauvaise humeur actuelle, c'est probablement lié au fait que nous soyons le 26 février, le même 26 février qui a vu ma mère décéder il y a deux ans.

Love of night manifests infinitely eternally
Love of darkness signifies the enlightened life eternally

Rotting Christ ~ Under The Name of Legion

mercredi 20 février 2008

è_é

J'ai passé une journée pas mal, j'ai passé une bonne soirée, et je rentre quand même chez moi dans une extrême mauvaise humeur. Y a vraiment un problème.

Drown in the deep mire
With past desires
Beneath the mire
Drown desire now with you

Opeth - The Baying of The Hounds

mercredi 13 février 2008

Moi, moi et moi

Un post sous le Soleil, un.

Une fois de plus, je n'ai pas d'intention particulière en commençant cette série de mot qui n'intéresse que ma petite sphère de connaissances. Aujourd'hui je me sens relativement relatif. Perdu dans des pensées sans but réel, à me dire que bon, quoique je fasse, ça reviendra à brasser de l'air. J'ai toujours perçu la réalité à travers un filtre formé par mon environnement et les interactions que j'ai pu avoir avec. Quelques fois, j'ai l'impression de mieux voir à travers, mais dans le même moment, je me sens moins exister. Quand on a une certaine perception des choses, comme une arborescence qui relie les différents aspects de sa vie, on définit chaque chose par ce à quoi elle est liée. Puis, on a l'impression qu'en fait, ça n'a pas grand chose à voir avec ça. Pourquoi suis-je comme ça avec telle ou telle personne ? Est ce que parce que je lui ai dit quelque chose de particulier ? Ou est ce parce que quelque chose que je ne comprends pas m'a poussé à dire une chose à une personne dont le hasard a voulu qu'elle se trouve être mon interlocuteur, et que sa réaction provient de quelque chose en elle qu'elle ne comprend pas envers quelqu'un qu'elle ne comprend pas, ce qui aboutit à une relation pour le moins hasardeuse ?

Je vais quand même éviter de me perdre dans des extrapolations à la noix. Plus on essaye d'aller loin, plus on a de chance de se tromper, si on ne prend pas le temps nécessaire de le faire. Pour comprendre une notion, il faut commencer par comprendre les notions qui définissent cette première, et ainsi de suite (et là, si on va jusqu'aux bases des choses, on se rend compte que personne n'a les mêmes). Sauter les étapes, comme on fait parfois tous, aboutit à des oeuvres de réflexion telles qu'on a pas fini de sortir de ce Néo Moyen Age. En général, quand on veut aller plus vite que la musique, c'est qu'on a une idée derrière la tête, un but à atteindre. Certaines personnes veulent trouver le salut à travers une réflexion avancée du monde qui les entoure, et raccourcissent ce chemin dès qu'ils le peuvent, parce qu'ils craignent le caractère aléatoire de leur situation. D'autres, à l'inverse, craignent le caractère aléatoire des découvertes qu'ils peuvent faire, et ce n'est un secret pour personne, que l'homme a peur de l'inconnu, pas étonnant donc que le plupart des gens s'enferment dans leur situation en refusant de prendre le risque d'évoluer, en espérant que leur salut apparaisse à travers ce qu'ils acceptent déjà. A côté de ça, on peut aussi vivre en accueillant tout ce qui arrive à nous et à y faire face, sans arrière pensée, juste pour vivre plus pleinement, mais c'est beaucoup plus difficile d'en avoir la force, car aucune finalité n'y transparait. La fin justifiera toujours les moyens.

Comme vous pouvez le constater, je déblatère des trucs sans trop que je vous dise ce vers quoi je veux tendre. Pourquoi ? Parce que j'en sais rien. En ce moment je suis purement en train d'exprimer un ressenti. On ne peut pas parler de réflexion, je n'ai absolument pas la prétention de vouloir donner une leçon, j'en suis bien incapable. Du coup, je vais probablement écrire une tartine de vent. Le vent, on le sent, ça fait du bruit, des fois c'est agréable, des fois c'est violent, mais on ne sait jamais vers où ça va. Et c'est peut-être là ma démarche du jour : souffler pour souffler.

Un inconvénient de ce genre de post, c'est que j'ai tendance à librement m'exprimer, comme une rivière qui s'écoule. Le Rhône, quand il traverse Lyon, il se fiche un peu d'où il vient et où il va. Et là c'est pareil. J'ai tendance à mal rattacher mes différents ressentis entre eux. Au lieu de vous proposer une réflexion construite, avec une série de paragraphes liés entre eux qui obtiennent une cohérence une fois assemblés, je passe un peu du coq à l'âne. Tout ça parce que je n'ai qu'un but en écrivant ce post : m'exprimer. Ce serait tellement plus enrichissant si j'arrivais à vous proposer quelque chose d'intéressant, mais ce n'est pas vraiment possible en réalité, plus précisément c'est contradictoire. Pour comprendre quelque chose et arriver à l'expliquer, faut d'abord l'avoir assimilé dans sa globalité. Il faut se placer un cran au dessus d'un problème pour le voir clairement et l'analyser, car tant qu'on est dedans, on a le regard voilé. Ce qu'on appelle tout simplement prendre du recul. Mais ma démarche actuelle est une expression spontanée, je ne comprends pas tout ce que je vous raconte, je prends juste conscience que certaines choses existent différemment de ce à quoi j'aurais pu m'attendre. Et quand je vais me relire, je me dirai que j'aurai brassé de l'air comme d'habitude.

Mais c'est ainsi, je ne ferai pas que des choses utiles dans la vie. Dans l'idéal, je voudrais vivre. Maintenant, on est pas tous d'accord sur ce que signifie vivre. Tant pis, de toute façon je n'ai pas l'intention de vivre à la place des autres. Dans l'absolu, rien n'est bien utile dans la vie, c'est quelque chose de très personnel. Quand je pars au rugby pour soutenir des jeunes motivés dans leur démarche de création de club, je me sens utile, mais une fois rentré chez moi, tout ce qu'on me dira c'est que ça ne me donne pas de salaire. Comment fait-on pour être utile de façon universelle ? Il y a même des gens qui se moquent de certains prophètes, alors qu'ils gardent leur influence même aujourd'hui. Comment devenir Dieu ? Ce serait bien qu'on me le dise vite car je m'impatiente quand même.

Il n'y a pas que moi qui m'impatiente d'ailleurs, car autour de moi la plupart des gens restent influencés par une envie de se sentir divinisés par leur entourage. A commencer par mon père d'ailleurs. Mais moi, je ne serai jamais le disciple de qui que ce soit, on est donc pas prêt à arrêter de se prendre le bec. Quand je me dis que, moi aussi, je n'ai pas à espérer un tel statut, je suis déçu. Déçu surtout parce que sur le moment je ne sais pas vraiment comment vivre autrement qu'en espérant de la reconnaissance. Mais en fait, il n'y a pas de recette qui marche mieux qu'une autre. J'essaye plutôt de commencer par l'autre bout : j'essaye d'être naturel aussi souvent que possible, et je vois ensuite ce que ça donne. Qui que je puisse être, il y aura sans doute des gens pour m'aimer et des gens pour me mépriser. On est tous le con de quelqu'un. Alors, plutôt que de me compromettre en visant telle communauté de gens et en m'adaptant à eux, chemin le plus sûr vers le mal-être, je vais attendre de voir qui peut se rapprocher de moi ou pas. Après, ça reste aléatoire car non seulement on change avec le temps, mais dire qu'on est parfaitement soi-même est juste impossible. En fin de compte, on reste un amas de préjugés. D'entrée, on arrive dans un monde préexistant, qui nous renvoie des choses qui, malgré leur précision, se noient dans la quantité. Le fait même de vouloir être gentil avec les gens, je ne pense pas être né comme ça. Alors, c'est quoi l'intérêt de tout ça ? Pour ma part, je fais la différence entre être soi-même et être naturel. Être naturel ne signifie pas forcément être soi-même, c'est juste l'expression sur le moment de ce Soi. Et tant qu'on exprime fidèlement ce qu'on ressent, la reconnaissance obtenue derrière sera toujours justifiée.

Bon, évidemment, je ne m'attendais pas du tout à parler de tout ça en commençant ce post. Y a des jours comme ça où j'ai un peu le blues, alors je l'exprime quand même, histoire de vous dire que je suis aussi comme ça des fois. D'autres jours les posts sont plus légers, tout ça s'improvise de toute façon. Je suis à prendre ou à laisser.

En tout cas c'est déjà pas mal d'arriver à se lever tôt le matin pour une fois, même si c'est pour apprendre la mort d'Henri Salvador.

jeudi 29 novembre 2007

Romei

Bon j'vais probablement /whine un peu, mais c'est pas grave.

Ces temps-ci, je me sens seul à un point qui ne m'était pas arrivé depuis plusieurs années. Evidemment, quelques événements y ont contribué, et je vais éviter des les étaler ici. Parfois, on peut se sentir seul, même entouré de gens. Pourtant, les gens autour de moi ne sont pas différents de d'habitude. La différence, c'est probablement que je requiers plus d'attention qu'avant. Mais ça, je n'aime pas l'afficher. M'agripper aux jambes des gens, c'est pas vraiment mon truc. Donc, je subis, tout simplement.

Malgré ça, si vous désirez venir papoter avec moi, histoire de passer le temps, mon MSN : crissaegrim888@hotmail.com

- page 1 de 2